
Face à la tentative de déstabilisation coordonnée du 25 avril dernier, la réponse des Forces Armées Maliennes (FAMa) a été foudroyante. Lors d’un point de presse décisif tenu ce mercredi 6 mai 2026, la DIRPA a révélé un bilan lourd pour les groupes armés terroristes : des centaines de combattants mis hors d’état de nuire et une reprise totale de l’initiative sur le terrain…
Un bilan opérationnel massif

Le Chef d’escadron Djibrila Maïga, sous-directeur des Relations Publiques des Armées, a détaillé la réponse militaire immédiate suite aux assauts ayant visé simultanément sept localités. Le résultat est sans appel : plusieurs centaines de terroristes neutralisés et une quantité importante de matériel — véhicules et motos — détruite ou saisie.
Fait notable : l’un des deux véhicules kamikazes engagés contre des cibles stratégiques a été neutralisé avant d’atteindre son objectif, prouvant l’efficacité accrue des services de renseignement et de la protection des points sensibles.
Maîtrise de la «3D» et pression constante
L’armée malienne est passée d’une posture de réaction à une posture offensive grâce à la stratégie de la 3D (Air, Sol et Surveillance). Les frappes aériennes ciblées ont pulvérisé les bases arrières ennemies, tandis que les unités au sol nettoient les zones d’infiltration. Ce réajustement tactique est particulièrement visible dans deux zones clés :
– À Kidal : où le dispositif sécuritaire a été considérablement densifié.
– À Labbezanga : où le rétablissement du poste de contrôle stratégique permet désormais de couper les lignes de ravitaillement transfrontalières.
Le succès logistique : l’économie protégée
Au-delà du front sécuritaire, les FAMa livrent une bataille logistique pour contrer les tentatives de blocus. Si les routes vers Bougouni et Ségou restent fluides, la DIRPA a souligné un succès majeur : l’escorte sécurisée de plus de 850 camions-citernes vers Bamako. Cet effort garantit la stabilité de l’approvisionnement en carburant et des marchandises essentielles, malgré les pressions persistantes sur les axes Kayes et Kita.
Le renseignement citoyen au cœur de la riposte

La réussite des opérations repose également sur la collaboration avec les populations via le centre d’appel «Démésso» («la maison de l’aide»). En signalant les positions suspectes, les citoyens permettent le déclenchement de frappes chirurgicales.
Le Chef d’escadron Maïga a toutefois appelé à une vigilance accrue, l’ennemi utilisant parfois des uniformes militaires pour tromper les civils. À cet égard, la DIRPA insiste sur le refus de la justice populaire, invitant les populations à s’en remettre exclusivement aux autorités compétentes.
Vers une «union sacrée» de l’information
Sur le plan doctrinal, la DIRPA maintient une ligne de communication ferme : au Mali, il n’existe que des «Groupes Armés Terroristes» (GAT). L’armée appelle les médias et les internautes à une «union sacrée» en évitant de relayer la propagande ennemie ou des images sensibles susceptibles de nuire au moral des troupes.
Plus que jamais, les FAMa démontrent leur montée en puissance sur le terrain. Malgré les défis, le véritable bouclier du Mali repose sur l’alliance indéfectible entre ses forces armées et sa population.
Aissetou Cissé
EchosMedias
