Dans le cadre des travaux d’évaluation pour l’obtention du diplôme de master en Science environnementale et Développement durable, dirigés par Dr. NZEYIMANA ISMAEL, enseignant chertier à l’Université Privée Africaine Franco Arabe – UPAFA, basée au Rwanda, sur ses orientations, nous vous proposons un aperçu général sur la Science environnementale, suivi d’un bref exposé sur l’Ecosystème, puis d’une présentation succincte de ces notions dans l’approche malienne…


Ceci permet le parcours académique à contribuer dans la dissémination d’enseignements nécessaires à la société sur les sujets sensibles dans un langage allegé.


INTRODUCTION

Au départ, c’est à partir d’auteurs américains influents, qui attirèrent l’attention de leurs concitoyens, à l’idée que l’homme n’était pas une figure unique et solitaire au-dessus de tous les autres systèmes, vivants et non vivants, mais plutôt une partie intégrante de ceux-ci, que naquit l’intérêt pour l’étude de l’environnement.

Ce fut la prise de conscience et la naissance de l’élan pour comprendre le milieu dans lequel il existe. C’était pendant la seconde moitié du 19ème siècle.

Dès lors, un mouvement vit le jour qui plus tard donna naissance à une dynamique sous forme de préoccupations pour saisir les causes, manifestations et conséquences des enjeux liés à l’environnement de façon générale ; de leurs interactions en particulier avec l’homme ; leurs différentes répercussions sur la stabilité économique, sociale et culturelle des sociétés.

Il s’agit dans un premier temps, de trouver la signification de la notion de l’environnement ; sa typologie ; d’en déterminer les interactions environnement-homme, surtout au Mali et enfin, un développement d’un thème sur l’écosystème.


QU’EST-CE QUE L’ENVIRONNEMENT ?

L’environnement est l’ensemble des états physiques d’existence des éléments naturels, terre, eau, air et les effets de leurs manifestations, en dehors des organismes.

Le dictionnaire

Le Robert définit l’environnement dans une approche ordinaire comme l’entourage habituel de quelqu’un (environnement familial) et dans celle scientifique, comme l’ensemble des conditions naturelles et culturelles qui peuvent agir sur les organismes vivants et les activités humaines.

Au Mali, l’environnement est perçu comme l’ensemble des éléments naturels et les conditions de vie affectés par des facteurs socio-économiques et climatiques, et est caractérisé par une forte pression sur les ressources naturelles (déforestation, surpâturage, érosion) due à des facteurs comme la croissance démographique, la pauvreté, et l’impact du changement climatique.

LES DIFFERENTS TYPES D’ENVIRONNEMENTS

On distingue deux types d’environnement : l’environnement naturel ou physique et l’environnement culturel.

Distinction à partir de manuel didactique
Selon Cecilia Medupin, Université nationale ouverte du Nigéria, dans son Cours intitulé ‘’Introduction aux sciences de l’environnement (ESM : 104), identifie deux types d’environnements en ces termes : « Il existe deux types d’environnements.

L’environnement naturel, ou physique et l’environnement anthropique ou culturel. L’environnement naturel désigne l’environnement non culturel et non social antérieur à l’apparition de l’homme sur terre.

Il englobe tout environnement, indépendamment de l’homme et de tout ce qui a été créé avant lui. L’environnement anthropique ou culturel est l’environnement modifié par l’homme. La culture, la technologie et la densité de population.»

Composantes de l’environnement au Mali


Au Mali il s’agit d’une énumération des composantes de l’environnement, perçues comme l’ensemble des facteurs à savoir :
Ceux liés aux conditions physiques, chimiques, biologiques et culturelles qui entourent les individus et influencent leur vie et leur comportement ;

Le milieu naturel et construit, qui comprend celui de la biodiversité, du climat, de l’eau et du sol, ainsi que les éléments construits par l’homme (urbanisation, infrastructures) ;

Les facteurs d’influence qui impactent l’environnement malien par des facteurs externes comme l’économie monétaire, le commerce international, la coopération internationale, mais aussi par les dynamiques internes (politiques, sociales, démographiques).

INTERACTION HOMME-ENVIRONNEMENT

L’étude sur l’interaction homme-environnement, découle d’une préoccupation issue des nouveautés en science environnementale, qui oriente celle-ci vers les problèmes mondiaux ; en concevant la terre comme un ensemble de systèmes imbriqués et interactifs, et enfin son intérêt pour l’homme en tant que partie de ce système.

Vue sous ces angles, l’interaction homme-environnement devient alors une relation complexe et bidirectionnelle où les activités humaines affectent l’environnement, et l’environnement influence les sociétés humaines.

Cette interaction se manifeste à travers la dépendance, l’adaptation et la modification de l’environnement par l’homme, qui a un impact négatif majeur comme la pollution, la déforestation, et le changement climatique.

À l’inverse, les changements environnementaux affectent la santé et le bien-être des populations humaines.

L’influence de l’homme sur l’environnement

De prime abord, l’influence de l’homme sur l’environnement provoque une modification des écosystèmes. Les activités humaines comme l’agriculture, l’exploitation minière, et le développement urbain entraînent la perte d’habitats et celle de la biodiversité.

Un effet nuisible majeur de l’activité humaine sur l’environnement est la pollution.

La combustion d’énergies fossiles, des sources d’énergie non-renouvelables ; l’industrie et les activités agricoles qui dégradent par leurs effets induits, la qualité de l’air et de l’eau.

Ces activités provoquent le changement climatique par les émissions de gaz à effet de serre, une cause majeure du réchauffement climatique.
L’influence de l’environnement sur l’homme

La première évidence dans le rapport de l’influence de l’environnement sur l’homme, est que celui-ci se trouve dans une situation de dépendance aux ressources.

Les sociétés humaines dépendent de l’environnement pour les ressources naturelles nécessaires à leur survie et à leur développement, comme l’eau et la nourriture.

Partant, l’environnement affecte directement la santé des humains. Par exemple, la pollution de l’air peut causer des maladies respiratoires, et le changement climatique peut favoriser la propagation de maladies vectorielles d’une part ; et de l’autre, les événements naturels extrêmes, souvent accentués par le changement climatique, ont des conséquences dévastatrices sur les populations humaines, telles les catastrophes.

Principaux enjeux et défis

En termes d’enjeux et défis liés à cette interaction homme-environnement, il résulte une dégradation des ressources, à travers la déforestation et le surpâturage (dans le cas du Mali), l’érosion éolienne et hydrique, et l’agriculture intensive entraînent une perte de fertilité des terres et une raréfaction des pâturages.

Les sécheresses et l’aridité sont aggravées par le changement climatique, accentuant la pression sur les ressources agropastorales et contribuant à la désertification.

A ceux-ci vient s’ajouter la pression démographique et économique. En effet, la forte croissance démographique, accompagnée par la pauvreté et la dépendance au bois-énergie (principale source d’énergie domestique), surtout dans les pays en voie de développement, exacerbent la pression sur les ressources forestières et naturelles.

D’où des enjeux écologiques de taille qui posent des défis tels la lutte contre la désertification et la préservation de la biodiversité qui constituent les plus fondamentaux, car structurant pour le bien-être de la population et le développement des pays dont le Mali.
Stratégies et politiques au Mali face aux enjeux et défis

La politique environnementale au Mali met en œuvre celle basée sur l’équité, la participation de tous, le principe de précaution et le principe pollueur-payeur.

Le pays a mis en place un réseau d’aires protégées (parcs nationaux, réserves) qui couvrent une partie de son territoire, cherchant à préserver la faune et la flore.

Egalement des initiatives sous forme de plan stratégique sont préconisés et en opérationnalisation, car nécessaires pour lutter contre la dégradation des écosystèmes et la perte de biodiversité, qui ont des conséquences négatives sur la santé et le bien-être des populations.

QU’EST-CE QUE L’ECOSYSTEME ?

Selon le dictionnaire Le Robert, l’écosystème est une unité écologique de base formée par le milieu (biotope) et les organismes qui y vivent (biocénose), exemple, la montagne, la forêt. Dans une approche autre, au sens figuré, il considère l’écosystème comme un milieu organisé, à l’image d’écosystème du tourisme.

Aperçu général

Un écosystème est un système complexe formé par l’interaction entre les organismes vivants qu’on appelle la biocénose, et leur environnement physique non-vivant, le biotope.

Ces composants interagissent et dépendent les uns des autres pour maintenir l’équilibre de la vie dans une zone spécifique, qui peut varier en taille, allant d’une flaque d’eau à une forêt entière.

Les fondamentaux d’un écosystème
Biotope : L’environnement physique et non-vivant, incluant l’eau, l’air, le sol, la lumière, la température et le climat.
Biocénose : L’ensemble des êtres vivants dans cet environnement, comme les plantes, les animaux, les champignons et les micro-organismes.

Interactions : Le réseau de dépendances, d’échanges d’énergie et de matière. Exemple ; les chaînes alimentaires qui maintient l’écosystème.

Exemples et caractéristiques

Variété de taille : les écosystèmes peuvent être de très petite taille, comme une flaque d’eau, ou très grands, comme la forêt vierge au Congo.

Équilibre dynamique : est un écosystème sain et en équilibre, où les populations restent relativement stables. Plus il y a de diversité (biodiversité), plus l’écosystème est stable.

Applications : Le concept s’applique autant aux milieux naturels qu’aux milieux transformés par l’homme, comme les agroécosystèmes (champs agricoles).

Notion d’écosystème au Mali

Au Mali, le concept d’écosystème se réfère à une grande diversité de milieux naturels, principalement classifiés en quatre zones bioclimatiques, dont une spécificité :
Saharienne,
Sahélienne,
Soudanienne,
Guinéenne,

Une zone aquatique unique et spécifique, le Delta du Niger.

Ces écosystèmes, qu’il s’agisse de déserts, de savanes, de forêts ou de zones humides, abritent une faune et une flore variées, mais ils sont de plus en plus menacés par le changement climatique, la surexploitation des ressources et la désertification.

Principaux écosystèmes

Zone saharienne : Écosystème désertique caractérisé par une sécheresse permanente.

Zone sahélienne : Écosystèmes arides et semi-arides, typiques de la région du Sahel.

Zone soudanienne : Écosystèmes de savane, avec une pluviométrie plus élevée.

Zone guinéenne : Écosystèmes de forêts claires dans le sud du pays.

Delta du Niger : Zone humide d’eau douce unique, qui est un écosystème d’importance majeure pour la biodiversité aquatique.

Carte des Principaux écosystèmes du Mali




Enjeux et menaces

Le changement climatique exacerbe la sécheresse, ce qui menace particulièrement la faune et les écosystèmes d’eau douce, avec une surexploitation des ressources naturelles, comme le bois de chauffe (qui représente plus de 80% des besoins énergétiques), entraînant une dégradation des écosystèmes et accélère la désertification.

La dégradation des sols due à la déforestation et à l’érosion est un problème majeur, en particulier autour des grandes villes.

Biodiversité

La biodiversité au Mali est riche, avec des espèces de plantes et d’animaux adaptées à ses différents climats. Malgré cette richesse, la faune est caractérisée par une réduction de ses effectifs au cours des dernières décennies.

Des espèces emblématiques comme l’éléphant et le lion sont aujourd’hui menacées et ne subsistent plus que dans certaines zones spécifiques.

Quant aux girafes, elles ont migré vers un pays voisin, précisément dans la région de Tillabéry en République du Niger. Une chance que ne connut point le rhinocéros, car appartenant à une espèce éteinte.

CONCLUSION

L’environnement, objet d’étude en science environnementale et développement durable, suscite à travers cette matière, un intérêt sans cesse croissant, mobilisant les politiques et les universitaires, qui constituent le cadre organique et stratégique ; et une affluence considérable d’étudiants vers cette filière, eu égard à la multidisciplinarité de cette discipline.

Cela, à cause des enjeux et défis que posent la problématique du réchauffement climatique et ses effets induits, liés directement ou non, aux activités de l’homme, dans la recherche de solutions pour maintenir les équilibres, gage d’un bien-être pour la biocénose et la garantie du maintien des ressources renouvelables, tout en prenant en compte celle de la conservation des non renouvelables.
Bibliographie

Le dictionnaire

Le Robert,

Cecilia Medupin, Université nationale ouverte du Nigéria, dans son Cours intitulé ‘’Introduction aux sciences de l’environnement (ESM : 104)’’,
Législation malienne sur l’environnement, les eaux et forêts,
Lectures diverses sur Internet, en science environnementale.

Par Abdoul Malick Djingareye MAÏGA

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