Le Mali a célébré, ce dimanche 22 mars 2026, la 34e édition de la Journée mondiale de l’eau. La cérémonie de lancement, tenue au Centre international de conférence de Bamako, était présidée par le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, en présence de l’ambassadrice d’Allemagne, chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur de l’eau…


La Journée mondiale de l’eau 2026 est placée sous le thème : « L’eau, source d’égalité ». Ce thème vise à lutter contre les inégalités d’accès à l’eau, qui affectent de manière disproportionnée les femmes et les filles. « Une bonne gestion de l’eau favorise le progrès économique et la cohésion sociale », a indiqué Selly Ouane, porte-parole des organisations de la société civile du secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.

Au Mali, plus de 27 % de la population n’a toujours pas accès à l’eau potable, avec de fortes disparités entre les zones rurales et urbaines. Selon la société civile, cette situation met en danger des vies humaines, notamment en raison de la propagation des maladies hydriques. Elle entraîne également la déscolarisation d’enfants contraints de parcourir de longues distances pour chercher de l’eau, ainsi que la dégradation de la qualité des soins dans les centres de santé faute d’accès à l’eau.


La société civile malienne se félicite de la reconnaissance de l’eau comme un droit humain dans la Constitution de juillet 2023. Elle salue également la disponibilité des autorités de la transition ayant conduit à la signature, en mars 2025, du Pacte de durabilité 2026-2035 des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Toutefois, elle réitère son plaidoyer pour porter à 5 % la part du budget national allouée à ces secteurs, conformément aux engagements du partenariat Assainissement et Eau pour Tous (SWA).

Projets structurants en cours…

Dans son discours de lancement, le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Tiemoko Traoré, a mis en lumière les projets structurants en cours pour améliorer l’approvisionnement en eau potable dans les villes. Il a cité notamment le renforcement et l’extension des services à Bamako, Kayes, Tombouctou et Gao, ainsi que des études en cours dans 22 centres secondaires. Des mesures d’urgence sont également prévues pour renforcer la production et la distribution d’eau potable à Koulikoro, Ségou, Kati, Kangaba, Djenné, Gao, Nioro du Sahel et Sikasso.

Reconnaissant que le financement du secteur de l’eau constitue un « défi majeur », le ministre Traoré a annoncé l’organisation d’un panel sur cette question dans le cadre des activités de la journée. Selon lui, cette rencontre permettra d’identifier des mécanismes innovants et solidaires pour faire de l’eau un véritable levier de cohésion sociale et de développement.


Mamadou TOGOLA

Source : maliweb.net

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