Instauré dans la foulée des réformes du Code minier de 2023, le Fonds dédié à la réalisation des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport a franchi une étape décisive lors de la première session de son Comité de pilotage, tenue le 31 juillet 2026 à Bamako…

Avec 109,142 milliards de FCFA déjà collectés, le gouvernement concrétise sa volonté de transformer la richesse sous-terraine du pays en moteurs de développement durable et de souveraineté économique.

Une réforme stratégique qui porte ses fruits

Présidée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséïni Sanou, cette session inaugurale est venue valider l’efficacité de l’article 98 du Code minier de 2023. Désormais, l’exploitation des ressources minières et des carrières industrielles participe directement au financement des chantiers structurants du Mali.

Entre le 1ᵉʳ janvier 2025 et le 30 juin 2026, le mécanisme a généré des recettes spectaculaires, 57,751 milliards de FCFA recouvrés au titre de l’année 2025.
51,391 milliards de FCFA mobilisés sur le seul premier semestre 2026.

Pour Alousséïni Sanou, ces résultats réaffirment la vision portée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, bâtir un modèle de financement autonome capable d’affranchir progressivement le pays des crédits extérieurs pour ses infrastructures vitaux. Énergie, eau et transports, la feuille de route des investissements

Ces ressources financières, strictement sanctuarisées pour des investissements ciblés, visent à résoudre les goulets d’étranglement qui freinent la compétitivité économique malienne.

Au cours des débats, les départements sectoriels ont dévoilé la feuille de route des projets prioritaires à financer. Infrastructures de Transport, la ministre des Transports et des Infrastructures, Madina Sissoko Dembélé, a mis l’accent sur la modernisation du réseau ferroviaire, le désenclavement routier et fluvial, l’acquisition de nouvelles unités navales, ainsi que sur le plan de relance de la compagnie aérienne nationale Mali Airlines SA.

Énergie et Eau : Le ministre de l’Énergie et de l’Eau, le Pr Tiémoko Traoré, a rappelé que l’accès continu à l’eau et à une énergie compétitive constitue le socle indispensable au déploiement industriel et agricole. Les fonds mobilisés permettront d’accélérer le déploiement de grands ouvrages hydroélectriques, solaires et d’adduction d’eau sur l’ensemble du territoire.


Vers un nouveau paradigme économique

Le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, s’est réjoui de cette transition réussie vers un secteur minier véritablement redistributeur. Longtemps perçue comme une rente extractive peu profitable aux populations, la ressource minière devient le premier bailleur de fonds du développement national.


En affichant une régularité de collecte et un volume de capitaux inédit en à peine 18 mois, le Mali démontre sa capacité à orchestrer une souveraineté financière concrète au service de ses priorités stratégiques.

B.M.C

EchosMedias

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