
L’ex-CRES de Badalabougou a servi de cadre à un débat citoyen et intellectuel autour de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation nationale, sous le thème : « Héritage culturel : Facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES ». Cela, dans le cadre de la deuxième journée de la Semaine Nationale de la Réconciliation SENARE 2025…
C’était mardi 16 septembre 2025, en présence es membres de la commission d’organisation ; ainsi que plusieurs acteurs de la promotion de la paix et de la cohésion sociale ; entre autres.
Cette deuxième journée de la Semaine Nationale de la Réconciliation 2025 (SENARE) a été une occasion d’une large vulgarisation du débat citoyen et intellectuel sur le contenu de la charte national de paix et de réconciliation nationale.
C’est un outil majeur pour consolider la paix, nationale, et un document ambitieux qui entend transformer les paroles en acte en posant les bases de nos cohésion sociale durable. Il vise à informer et sensibiliser le maximum de la population malienne sur l’esprit et la portée de ladite selon les panélistes.
Pour eux, son objectif est surtout d’amener la paix et la stabilité, la cohésion sociale et le vivre ensemble au Mali. Elle a une force juridique et morale, à travers certaines dispositions qui sont inspirées et la culture malienne des traditions maliennes.
En effet, ils ont souligné qu’il y a diverses actions qui seront traduites par les différents départements sectoriels qui peuvent contribuer dans la restauration de la paix, la sécurité et le vivre ensemble.

A en croire Dr Jérémie Coulibaly, Enseignant et Chercheur à l’Université Kurukan Fuga de Bamako : « la charte nationale de paix et de réconciliation nationale.a une valeur morale qui amène à la cohésion sociale sur le plan traditionnel ; elle amène les Maliens à parler de la même voix, en terme de stabilité et de cohésion sociale. Elle comporte beaucoup de nos valeurs sont dans la charte telles que l’honneur, l’honnêteté etc. Il est très important que cette charte puisse être appropriée, d’abord pour vulgariser auprès de la jeunesse des enseignements, qu’elle se donne la main pour amener les Maliens à se parler« .
La deuxième panéliste, Dr Kontin Marie-Thérèse I. Dansoko, Professeure de l’enseignement supérieur et membre de la Commission de Rédaction de ladite Charte. Pour elle, ce document constitue « une référence majeure pour toutes les initiatives en faveur de la paix, de la réconciliation et de la sécurité au Mali ».
Élaborée à l’issue du dialogue intermalienne, sans ingérence extérieure, la Charte est le fruit d’un processus inclusif et participatif.
En effet, le document a été officiellement remis au Président Général Assimi Goïta le 20 juillet. Il doit être désormais vulgarisé auprès des populations. Selon Dr Kontin Marie-Thérèse l. Dansoko : « les Maliens doivent s’approprier ce texte, en comprendre les valeurs et les mécanismes endogènes de règlement de conflit« .
D’ajouter que, cette appropriation précédera les actions concrètes à mener par les différents départements pour consolider la paix et la vivre ensemble.
Il est à rappeler que, ces échanges ont permis d’analyser les acquis, de relever les défis et de proposer des pistes pour renforcer la cohésion, la justice et une paix durable au Mali.
La deuxième cérémonie de cette deuxième journée à été consacrée à la plantation symbolique d’arbres “Bosquets de la paix” dans la forêt classée de Koulouba.
Une initiative du Ministère en charge de la réconciliation et portée par le Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable.
Elle a enregistré la présence du Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes. Un geste fort qui lie réconciliation nationale, protection de l’environnement et cohésion sociale.

Selon le Directeur général adjoint du Centre pour la Promotion de la Paix et de l’Unité au Mali, M. Lassana Boua Diakité : « l’environnement est un élément indispensable à la cohésion sociale et à la stabilité économique de notre pays. C’est pourquoi , nous avons fit que la protection de l’environnement est un devoir de tout et de chacun« .

Dans son intervention, le Ministre de l’Environnement a salué le leadership du Président de la Transition, Général d’Armée Assimi GOÏTA pour sa vision et son engagement en faveur de la paix.
« En approchant la réconciliation nationale et la protection de l’environnement, nous renforçons à la fois la cohésion et la rurabilité économique de notre nation. Le choix de la forêt classée de Koulouba n’est pas anodin.

Poumon vert de la capitale et témoin silencieux de l’histoire de notre nation. Elle joue un rôle écologique majeure, en y aménageant un bosquet, nous contribuons à enrichir son couvert végétal et à assurer sa régénération. Inscrivant ainsi la réconciliation nationale dans le temps, le long de la nature« , a-t-elle affirmé.
Il s’agit de la mise en terre de 400 pieds d’arbres sur une superficie d’un hectare.

Pour terminer, elle dira que : « planter un arbre, c’est semer l’espérance et la foi en l’avenir« . Toutefois, le bosquet de la paix incarne pardon, dialogue, solidarité et engagement collectif pour la paix, la cohésion et l’écologie ».
Aissetou Cissé
ÉchosMédias
