Après dix ans d’absence, le Conseil de direction de la Direction Générale des Impôts (DGI) fait son grand retour. À cette occasion, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a tracé une feuille de route claire : chaque franc fiscal doit servir le développement et la sécurité du Mali…


C’est un retour stratégique pour le pilotage de l’économie malienne. Le 21 mai 2026, après une décennie d’hibernation, le Conseil de direction de la Direction Générale des Impôts (DGI) a rouvert ses travaux. Dans un contexte de transition économique et de quête de souveraineté absolue, l’événement revêtait une importance capitale, rehaussée par la présence du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.

Pour l’argentier de l’État, la mobilisation des recettes nationales n’est plus une simple équation budgétaire, mais un pilier de la liberté d’action du pays.

«Chaque franc mobilisé doit désormais contribuer directement au financement des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’industrialisation du pays», a martelé le ministre Sanou lors de son discours d’ouverture.

Cap sur les ressources propres

Face aux défis sécuritaires et sociaux, le Mali fait le choix de s’appuyer en priorité sur ses propres forces. Cette stratégie remet la DGI au centre de l’échiquier national. Qualifiés de « soldats de l’économie », les agents des impôts sont en première ligne pour transformer le potentiel fiscal du pays en leviers de développement concrets.

La relance de ce cadre d’orientation après dix ans d’arrêt vise précisément à moderniser l’outil fiscal, à élargir l’assiette et à optimiser le recouvrement pour répondre aux ambitions du gouvernement.

Un objectif historique de 1 537 milliards de FCFA

Abonnée aux performances de haute volée ces dernières années, la DGI fait face à un défi de taille pour l’exercice en cours. Les autorités attendent de l’administration fiscale une nouvelle prouesse pour soutenir la dynamique de croissance.

Le défi budgétaire de la DGI en chiffres



Au vu des résultats passés, les observateurs économiques restent confiants quant à la capacité de la DGI à franchir ce nouveau palier, consolidant ainsi l’autonomie financière de l’État malien.

B.M COULIBALY

EchosMedias

Previous post Diplomatie : Le ministre Karamoko Jean Marie Traoré reçoit des envoyés spéciaux portugais
Next post Le Mali dispose désormais d’un répertoire des localités désagrégé par année d’âge