
Une rencontre des acteurs de la société civile, présidée par la présidente de la FENACOF, Mme Sow Kadiatou Togola, en collaboration avec Mr Moro Siaka Diallo, le coordinateur de JDH, sous la houlette de la représentante du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme la Coordinatrice du One Stop Center Djigiya de la police et entre autres, c’était le jeudi 20 mars dernier, à la Maison de la Presse, pour exposer la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et conjugales…
Selon Mme Fatoumata Siré Diakité, la représentante du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, «c’est un honneur de prendre parole à cette heureuse circonstance au nom de Mme la Ministre Mme Diarra Djénéba Sanogo empêchée et au mien propre, la présente table ronde vient à point nommée et a pour thème : l’accès à la justice des survivantes de violences conjugales au Mali. Je remercie tout d’abord la FENACOF-Mali d’avoir impliqué le MPEF à cette importante activité, mes remerciements vont également au JDH pour leur appui constant».
En effet, la lutte contre les violences basées sur le genre est une priorité pour notre pays de façon générale et particulièrement pour le MPFEF à travers la création du programme national pour l’abandon.
Les chiffres que nous avons entendus sont alarmants : près de 16.000 cas de violences basées sur le genre documentés en 2023, dont une écrasante majorité touchent des femmes et des filles.
Cela témoigne d’une situation qui nécessite des actions immédiates et concertées.
«Aujourdhui, les chiffres sont alarmants», à en croire la représentante de la ministre.
Pour elle, «cette table ronde est une occasion précieuse pour discuter des défis liés à l’accès à la justice, à la protection juridique».
«Pour une meilleure prise en charge holistique des survivantes, il est nécessaire de renforcer la synergie entre les acteurs pour créer un environnement où les femmes se sentent en sécurité et soutenues dans leur quête de justice», préconise Mme Diakité.
À noter que, depuis décembre 2024, le Mali a renforcé le cadre législatif et juridique afin de mieux lutter contre les violences basées sur le genre.
Cette table ronde est une occasion précieuse pour discuter des défis liés à l’accès à la justice et à la protection juridique. Nous devons identifier ensemble les obstacles qui empêchent les survivantes de dénoncer les violences et d’accéder aux services de soutien nécessaires.
Pour une meilleure prise en charge holistique des survivantes, il est nécessaire de renforcer la synergie entre les acteurs. Ce partenariat est essentiel pour créer un environnement où les femmes se sentent en sécurité et soutenues dans leur quête de justice.
« Je vous invite à participer activement aux discussions qui suivront. Vos contributions sont essentielles pour faire des recommandations pertinentes dans le but d’améliorer la prévention et la protection des femmes et des filles victimes de violences conjugales. Avant de terminer, je réitère l’engagement du MPFEF à accompagner toute action qui vise à promouvoir et à défendre des droits des femmes » a-t-elle martelé, la représentante du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Fatoumata Siré Diakité, en souhaitant un Mali où chaque femme est protégée, entendue et soutenue.
Selon Mme Sow Kadiatou Togola, la Présidente de la Fenacof/Mali, cette cérémonie d’ouverture de la table ronde sur l’accès à la justice des survivantes de violences conjugales au Mali, est mise en œuvre par la Fenacof en collaboration avec l’ONG canadienne, journalistes pour les droits humains (JDH).
Dans notre pays les Violences Basées sur le Genre, y compris les violences conjugales, ont connu une augmentation préoccupante au cours des dernières années. De 2021 à 2023 près de 16.000 cas de VBG ont été documentés.
Parmi les formes de VBG les plus préoccupantes, figurent les violences conjugales qui persistent depuis des années au sein des communautés maliennes à cause de plusieurs facteurs et inégalités qui contribuent à maintenir une société patriarcale.
La plupart des femmes victimes de violences conjugales n’osent pas dénoncer les actes de violences, soit par peur de déshonorer leurs familles, ou par honte, ou par méconnaissance de structures de prise en charge ou par difficultés d’accès aux services.
Depuis décembre 2024, l’Etat du Mali a renforcé le cadre législatif et juridique afin de mieux lutter contre les VBG à travers la Loi N°2024-027 DU 13 DECEMBRE 2024 PORTANT CODE PENAL qui prévoit plusieurs dispositions contre les atteintes au genre (agressions sexuelles et autres violences basées sur le genre, harcèlement sexuel, pornographie forcée, mariage denfant et mariage forcé, injure basée sur le genre, discrimination économique en milieu de travail, déni de ressources, de services ou dopportunités à légard dune personne).
En outre, de multiples actions ont été menées par les organisations de la société civile appuyées par des partenaires techniques et financiers afin daider lEtat malien à lutter contre les VBG.
Malgré ces efforts remarquables, la prévention et la prise en charge juridique constituent des défis importants à relever pour assurer une protection efficace pour les survivantes de VBG en général et les femmes victimes de violences conjugales en particulier.
Dans loptique de contribuer à lamélioration de la prévention, la prise en charge juridique des cas de violences conjugales et lamélioration de laccès à la justice des survivantes de violences conjugales, que la FENACOF en collaboration avec JDH ont initié cette présente table ronde. Tout en comptant sur lappui et accompagnement dans latteinte des résultats.
Bakary Mamadou COULIBALY
ÉchosMédias
