Je suis favorable à l’instauration d’une seconde session pour certains examens nationaux au Mali, notamment le DEF et le baccalauréat. Une telle mesure offrirait davantage de chances aux apprenants tout en pouvant, à terme, réduire certains coûts pour l’État…


Dans plusieurs pays de la sous-région, ce système est appliqué depuis longtemps avec des résultats encourageants. Il paraît en effet plus pertinent de permettre aux élèves de se préparer intensivement pendant deux mois pour une session de rattrapage, plutôt que de leur faire perdre une année entière en cas d’échec.


Pour accompagner cette réforme, il serait possible de mettre en place un système d’inscription volontaire, assorti d’une contribution forfaitaire pour les candidats souhaitant se présenter à la session de rattrapage.


Le Mali pourrait ainsi expérimenter ce dispositif sur une période de trois ans, avant de procéder à une évaluation rigoureuse. Cette phase pilote permettrait de décider, en toute objectivité, de l’adoption ou de l’abandon définitif du système.

Dans tous les cas, cela constituerait une expérience enrichissante pour l’amélioration du système éducatif national.


Dr Laya Amadou GUINDO, Enseignant-chercheur

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