
À l’occasion d’un numéro spécial de l’émission «Une Journée à la voirie» diffusée sur l’ORTM2, le Directeur de la Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement, le colonel Sekouba TRAORÉ s’est prêté au jeu des questions-réponses. Face à la caméra d’Aïssata TRAORÉ, il a dressé un état des lieux sans concession des défis quotidiens, des réalisations en cours et des ambitions de sa direction pour offrir aux Bamakoises et aux Bamakois un cadre de vie plus sain…

UN COMBAT QUOTIDIEN CONTRE L’INSALUBRITÉ

La gestion des déchets et l’entretien des infrastructures d’évacuation dans une métropole en pleine croissance comme Bamako relèvent du sacerdoce. C’est le message fort qu’a voulu faire passer le colonel Sekouba TRAORÉ, directeur de la DSUVA d’entrée de jeu.
POUR LA DSUVA, CHAQUE JOURNÉE COMMENCE AVANT L’AUBE.

Qu’il s’agisse du curage des caniveaux, de la gestion des dépôts de transit ou de l’évacuation des déchets vers la décharge finale, les équipes sont mobilisées sur tous les fronts dans les six communes du District. «Notre mission est essentielle, mais elle ne peut réussir sans une véritable synergie entre l’administration municipale, nos partenaires techniques et, surtout, les populations elles-mêmes», a-t-il martelé au micro de l’ORTM2.
DES INVESTISSEMENTS MAJEURS ET UN SOUTIEN ÉTATIQUE RENFORCÉ

Interrogé sur le manque criant de moyens matériels qui a longtemps freiné l’efficacité de ses services, le Directeur s’est montré résolument optimiste. Il a notamment salué l’appui stratégique des plus hautes autorités de la Transition.
La remise récente par le gouvernement d’un important lot de matériels de voirie de pointe — composé de camions bennes, de camions balayeurs et de dizaines de caissons de transit — vient donner un nouveau souffle aux équipes sur le terrain.
Ces équipements modernes permettent d’ores et déjà : Une accélération du rythme de rotation pour vider les dépôts de transit saturés. Un balayage mécanique plus efficace des grandes artères de la capitale. Un curage préventif renforcé des collecteurs pour limiter les risques d’inondations dévastatrices pendant l’hivernage.
LE CIVISME FISCAL ET CITOYEN : LA CLÉ DU SUCCÈS

Au-delà des moyens matériels, le patron de la DSUVA a tenu à placer les citoyens face à leurs responsabilités. Il a rappelé que l’assainissement est l’affaire de tous et que les comportements individuels ont un impact direct sur la salubrité publique. Halte aux caniveaux-poubelles, le Directeur TRAORÉ déploré la mauvaise pratique consistant à jeter les ordures ménagères dans les ouvrages de drainage des eaux de pluie, obstruant ainsi les réseaux et provoquant des inondations évitables.
Le soutien aux GIE de collecte : Il a encouragé les ménages à s’abonner massivement aux Groupements d’Intérêt Économique (GIE) pour la collecte primaire au niveau des concessions, évitant ainsi la prolifération des dépôts sauvages.
VERS UN BAMAKO DURABLE ET « COQUET »

En conclusion de cet entretien, le Directeur de la DSUVA a partagé sa vision d’avenir pour le District de Bamako. L’ambition est claire : moderniser la gestion des déchets à travers une meilleure valorisation et stabiliser l’exploitation de la décharge finale, tout en pérennisant les acquis actuels.
La route est encore longue, mais avec l’appui des autorités, le dévouement des techniciens de la voirie et un sursaut de civisme de la part des populations, le pari d’un Bamako propre et respirable est en passe d’être relevé.
B.M COULIBALY
EchosMedias
