
Un pas décisif vers la consolidation institutionnelle de la Confédération des États du Sahel (AES) a été franchi ce lundi 24 août 2026 à Niamey. Le Centre international des conférences Mahatma Gandhi a prêté son cadre majestueux à la cérémonie d’ouverture solennelle des sessions confédérales des Parlements de l’AES, prévues pour se tenir jusqu’au 29 août…

Placée sous la présidence de S.E. Dr Ousmane Bougouma, Président de l’Assemblée législative de transition du Burkina Faso et Président en exercice des sessions confédérales, la rencontre a réuni ses pairs de l’espace communautaire : le Général d’Armée Malick Diaw, Président du Conseil national de transition du Mali, et Dr Mamoudou Harouna Djingarey, Président du Conseil consultatif de la refondation du Niger.
La portée géopolitique de l’événement s’est traduite par la présence des plus hautes autorités nigériennes, menées par le Premier ministre Ali Mahamane Lamine Zeine, ainsi que les membres du CNSP, les chefs d’institutions et les représentants du corps diplomatique.
Témoignant de l’écho diplomatique grandissant de l’AES au-delà de ses frontières, des délégations de haut niveau conduites par S.E. Ali Kolotou Tchaïmi (Président de l’Assemblée nationale du Tchad) et S.E. Komi Sélom Klassou (Président de l’Assemblée nationale du Togo) ont honoré l’événement de leur présence.
Un mandat parlementaire placé sous le signe de la souveraineté

Rythmée par des prestations artistiques patriotiques et des allocutions d’orientation, cette séance inaugurale a posé les jalons de la feuille de route des députés confédéraux. Les différents orateurs ont insisté sur l’obligation de résultats face aux attentes légitimes des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Il s’agira pour cette diplomatie parlementaire naissante de traduire en actes législatifs et stratégiques la vision commune des chefs d’État de l’AES. Souveraineté et défense, harmoniser l’action politique en soutien à la sécurisation du territoire confédéral.
Solidarité et cohésion : Bâtir des ponts socioculturels et juridiques durables entre les peuples du Sahel. Développement économique, accompagner la création de projets d’intégration infrastructurels et économiques majeurs.
La qualité de l’organisation matérielle et du dispositif protocolaire à Niamey aura permis d’offrir un éclat particulier à cette première édition, confirmant le leadership de l’AES dans la redéfinition de l’architecture institutionnelle régionale. Les travaux en commissions et en plénières se poursuivront tout au long de la semaine pour jeter les bases juridiques de cet espace confédéral.
B.M COULIBALY
EchosMedias
