
L’Office du Niger a présenté, mardi, son plan d’actions pour le renouveau (PAR-ON) au cours d’une visioconférence réunissant plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la FAO, la Banque mondiale, l’Allemagne, la Principauté de Monaco et AGRA. Les partenaires ont salué cette nouvelle feuille de route destinée à moderniser l’un des principaux bassins agricoles du Mali…
À travers ce plan, l’Office du Niger affiche une ambition à long terme : faire de la zone un pôle d’excellence en agriculture irriguée durable, compétitive et inclusive à l’horizon 2063, afin de contribuer au renforcement de la souveraineté alimentaire et à la réduction de la pauvreté.
Le PAR-ON s’articule autour de six axes stratégiques : l’amélioration de la gouvernance, la modernisation des infrastructures hydrauliques, l’aménagement des périmètres irrigués, l’intensification de la production agricole, le développement agro-industriel ainsi que la gestion environnementale et sociale.
Pour la période 2026-2027, cinq chantiers prioritaires ont été identifiés. Il s’agit de la titrisation de la redevance eau pour renforcer les ressources internes de l’Office, du déploiement d’un dispositif d’encadrement technique de proximité doté d’un budget de 1,2 milliard de FCFA, de l’initiative « Riziculture décarbonée », qui prévoit la création d’une cellule carbone avec un financement recherché de 301 millions de FCFA sur deux ans, ainsi que du programme « Shifin Djigui », destiné à accompagner 300 jeunes, dont 150 seront installés sur 200 hectares, pour un coût estimé à 1,6 milliard de FCFA.
Le plan prévoit également le lancement du Programme de Pôle de Développement Agro-industriel de l’Office du Niger (PDAI-ON), comprenant la création de quatre parcs agro-industriels, douze centres d’agrégation et une trentaine de centres de conditionnement.
À travers cette stratégie, l’Office du Niger ambitionne de devenir un véritable écosystème agro-industriel intégré, avec un taux d’industrialisation supérieur à 85 %, tout en favorisant l’emploi des jeunes et en apportant des réponses aux défis liés au chômage, aux migrations, au changement climatique et à l’insécurité.
Selon les responsables de l’Office, les partenaires techniques et financiers ont exprimé un vif intérêt pour cette vision, laissant entrevoir des perspectives favorables pour la mobilisation des financements nécessaires à sa mise en œuvre.
Source : Malijet.com
