Abdoul Aziz Aguissa, en sa qualité de Vérificateur général, a transmis au chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta, les bilans annuels 2024 et 2025 du Bureau du Vérificateur général le mercredi 14 octobre 2026. La cérémonie s’est tenue au palais de Koulouba, en présence de plusieurs responsables institutionnels et membres du gouvernement…


Au total, 94 missions de vérification ont été réalisées sur les deux années : 44 en 2024 et 50 en 2025. Le rapport 2024 regroupe les travaux menés sous le mandat du précédent Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby, dont l’engagement a été salué.

Le rapport 2025 relève plusieurs insuffisances dans la gestion des structures publiques. Parmi les irrégularités administratives, 42 % des entités contrôlées ne tenaient pas correctement la comptabilité matières. D’autres manquements concernent la séparation des fonctions comptables, l’ouverture de comptes bancaires sans autorisation et l’absence de procédures validées.

Sur le plan financier, 46 % des déperditions constatées sont liées à l’exécution des dépenses publiques, contre 54 % concernant des recettes non recouvrées ou non reversées. Dans 58 % des structures vérifiées, des dépenses ont été justifiées par des pièces non-conformes ou de fausses factures. Au total, 40 dossiers sont en cours de traitement auprès du Procureur de la République financier et du président de la Section des comptes de la Cour suprême.

Le suivi des recommandations reste également un enjeu majeur. Sur les 161 recommandations applicables adressées à 16 entités en 2025, 55 % ont été mises en œuvre, 17 % partiellement appliquées et 27 % non exécutées.

Face à ces constats, Assimi Goïta a appelé le gouvernement à examiner les recommandations et à renforcer leur suivi avec les structures concernées. Il a également insisté sur la collaboration entre le BVG et les services compétents pour améliorer la gestion des ressources publiques.

Après cette remise, le Vérificateur général doit présenter les deux rapports au Premier ministre, au président du Conseil national de Transition et au président de la Cour suprême.

Teno Bouba

Source : Malijet.com

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