Le Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ accueille, depuis le jeudi 5 novembre 2026, la 5e édition du Salon des médias du Mali (SAM). La cérémonie officielle d’ouverture, présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs du monde médiatique. Placée sous le thème « Professionnalisme des médias sociaux, viabilité économique des médias », cette édition met en lumière deux enjeux majeurs pour l’avenir de la presse malienne…

Durant plusieurs jours, une cinquantaine de stands offrent une vitrine à la diversité du paysage médiatique national, réunissant radios, télévisions, journaux et médias en ligne. Au-delà de l’exposition, le SAM entend favoriser les rencontres professionnelles, encourager les échanges d’expériences et promouvoir de nouvelles opportunités de collaboration entre les acteurs du secteur.

Cette 5e édition accorde également une place importante à la réflexion sur les défis économiques auxquels les entreprises de presse sont confrontées. Des panels et débats sont ainsi prévus autour de la viabilité économique des médias, avec, pour la première fois, une session spécialement consacrée au sport, témoignant de la diversification des centres d’intérêt du secteur médiatique.

La formation de la relève constitue également l’un des temps forts de cette rencontre. À travers l’« École du Salon », 75 jeunes apprentis bénéficient de masterclass et de sessions de renforcement des capacités, destinées à consolider leurs compétences et à mieux les préparer aux exigences du métier.

Autre rendez-vous très attendu : la « Nuit des médias », qui signe son grand retour le 8 novembre, après deux années d’absence. Cette soirée sera l’occasion de rendre hommage aux professionnels souvent moins visibles, notamment les cameramen, monteurs et techniciens, tout en récompensant un jeune talent pour son engagement et son mérite.

Dans son intervention, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a particulièrement insisté sur la responsabilité des professionnels de l’information à l’ère du numérique. Il a rappelé que la liberté de publier ne saurait se substituer à l’obligation de vérifier les faits. Face à la propagation des fausses informations et des rumeurs sur les réseaux sociaux, il a exhorté journalistes et créateurs de contenus à faire preuve de rigueur, de discernement et de responsabilité.


Une préoccupation également partagée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, parrain de cette édition. Celui-ci a mis l’accent sur la nécessité pour les pays africains de maîtriser leur propre communication et de renforcer leur capacité à porter leur voix dans l’espace médiatique international.

À travers cette nouvelle édition, le Salon des médias du Mali se positionne ainsi comme un cadre privilégié de réflexion, de formation et de promotion du secteur. Entre exigence de professionnalisme, défis de l’économie de la presse et maîtrise de la communication, le SAM entend contribuer à bâtir des médias maliens plus responsables, plus solides et mieux préparés aux mutations du paysage numérique.

Bakary Mamadou COULIBALY

EchosMedias

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