La mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle peut avoir des conséquences graves chez une jeune fille. Selon le DG de l’Onasr, plusieurs filles ont abandonné l’école à cause de cette mauvaise gestion. 10% de filles perdent leur scolarité à cause de la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle, a-t-il lancé lors de sa conférence à l’Onasr…

«Selon les données, on a 10% des filles qui perdent leur scolarité à cause de la mauvaise gestion de l’hygiène menstruelle. Elles rentrent dans les écoles, 20%, 10% sortent de l’autre côté. Elles ne restent pas à l’école à cause du fait qu’il n’y a pas de dispositions pratiques qui sont prises au niveau scolaire pour avoir des latrines séparées, pour avoir vraiment les serviettes hygiéniques disponibles», a expliqué le DG de l’Onasr.

A ses dires, il n’y a pas de dispositions pratiques dans nos sociétés et dans nos foyers. Certaines mères ne gèrent pas bien les filles dans le cadre de l’hygiène menstruelle. Par la fin, les filles se retrouvent en face d’une situation qu’elles gèrent difficilement, a confié le DG pour soutenir qu’on a tous vécu cela à l’école primaire. Des collègues filles qui ont abandonné l’école à cause de leurs premières règles. Tout simplement parce que les règles les ont surprises à l’école.

«Elles sont sorties avec une honte qui n’a pas été gérée au niveau des foyers, au niveau de la communauté et au niveau scolaire. Et elles abandonnent l’école pour cela. Vous savez que les filles et les femmes constituent un maillon essentiel du développement durable dans nos différents pays. Cette mauvaise gestion de l’hygiène des menstrues constitue un problème majeur, de santé publique particulièrement», estime-t-il. 
K. CISSÉ

EchosMedias

Previous post JOURNEE DE L’HYGIENE MENSTRUELLE : Des tabous qui persistent
Next post Kayes : 11 stations-service fermées pour non-respect des prix réglementés