Les 1er et 2 septembre 2026, une trentaine de professionnels des médias se sont réunis à l’hôtel Colibris de Bamako pour une table ronde organisée par la Coalition pour l’Observation Citoyenne des Élections au Mali (COCEM) autour de la participation citoyenne, de l’inclusion et de la redevabilité dans le processus des réformes au Mali…

Présidée par le président de la COCEM, Drissa Traoré, la rencontre a enregistré la présence de Mme Dicko Boye Diallo, vice-présidente du Secrétariat de la COCEM, du représentant de l’autorité communale de l’Arrondissement 5 et de plusieurs autres invités.

Cette rencontre a placé au cœur des échanges la participation des femmes, des jeunes, des personnes vivant avec un handicap (PVH) et des personnes déplacées internes (PDI) au débat public.

Pour la Coalition pour l’Observation Citoyenne des Élections au Mali (COCEM), les médias ont un rôle important à jouer pour donner davantage de visibilité aux préoccupations de ces différentes catégories de la population.

La responsabilité des médias au cœur des échanges

Durant deux jours, les participants ont échangé sur les difficultés qui limitent la visibilité et la représentation des groupes vulnérables dans les médias et les espaces de décision. Ils ont également partagé leurs expériences et réfléchi à des approches journalistiques permettant de mieux recueillir et relayer leurs préoccupations.

Dans son intervention, le président de la COCEM, Lassina Traoré, a remercié les professionnels des médias pour leur présence et leur engagement. Il a rappelé que cette table ronde vise notamment à renforcer leur contribution à une participation plus inclusive des femmes, des jeunes, des PVH et des PDI dans le processus des réformes.

Il a également souligné l’importance d’analyser le rôle des médias dans la promotion de la participation citoyenne, d’identifier les obstacles à la visibilité des groupes vulnérables et de partager les bonnes pratiques en matière de traitement des questions liées à la gouvernance et aux réformes.

Pour Drissa Traoré, cette démarche doit contribuer à promouvoir une gouvernance inclusive et redevable, fondée sur une participation active des citoyens, particulièrement ceux qui se trouvent en situation de vulnérabilité.

Des recommandations pour une information plus inclusive

Les échanges ont permis aux participants de formuler des recommandations à l’endroit des professionnels des médias, des organisations de la société civile et des décideurs. L’objectif est de favoriser une information plus accessible, équilibrée et attentive aux différentes voix de la société malienne.

Mme Dicko Boye Diallo, Secrétaire générale de la COCEM, a également salué la mobilisation des professionnels des médias. Elle a remercié les autorités et les partenaires pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative.

Le représentant de l’autorité communale de l’Arrondissement 5, Sory Ibrahim Doumbia a, pour sa part, souligné la pertinence de la rencontre. Il a encouragé les médias à accorder davantage de place aux groupes vulnérables et à contribuer au suivi de l’action des décideurs.

Un appui du Royaume de Danemark
Financée par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC II), cette table ronde s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la participation citoyenne et la prise en compte des différentes composantes de la société dans le processus des réformes au Mali.

Pour clore son intervention, Drissa Traoré a salué le travail de l’équipe technique ainsi que l’engagement des personnes ressources. Il a rappelé la responsabilité collective de tous les acteurs dans la construction «des fondations d’une citoyenneté active et d’une gouvernance démocratique durable ».
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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