
En 2023, lors d’une visite de travail en Tunisie, le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mossa Ag Attaher, avait porté assistance à plusieurs jeunes Maliens ayant échoué dans leur tentative de traversée de la Méditerranée. Parmi eux se trouvait Adama Keita, grièvement blessé avec les deux jambes brisées et un bras cassé. Aidé par le ministre pour être rapatrié et se faire soigner au Mali, il était cette semaine le porte-parole des 90 bénéficiaires de l’édition 2026 des projets d’insertion et de réinsertion des migrants de retour…
Au total, 90 jeunes migrants de retour, hommes et femmes, ont bénéficié de ce programme pour un coût global de 121 millions de FCFA. La cérémonie officielle de remise du chèque symbolique, présidée par le ministre Mossa Ag Attaher, s’est tenue en début de semaine à Bamako, dans un hôtel de la place.
Sur 206 projets soumis, 90 dossiers ont été retenus. Les financements accordés varient entre 1 et 2 millions de FCFA par projet, selon la nature de l’activité, son envergure et les besoins liés à sa mise en œuvre. Les projets sélectionnés touchent plusieurs secteurs clés de l’économie locale : l’élevage, l’embouche, le maraîchage, l’agriculture, le commerce, l’artisanat et les services, entre autres.
Parmi les bénéficiaires figure Adama Keita, ce migrant de retour qui avait échoué à traverser la mer depuis la Tunisie. Blessé, il avait été rapatrié et pris en charge au Mali grâce à l’appui du ministre. Cette semaine, il a également bénéficié d’un appui financier dans le cadre de ce programme.
En tant que porte-parole des bénéficiaires, il a lancé un appel à tous les Maliens en situation de migration : « Si vous êtes à l’extérieur et que vous traversez des difficultés, vous pouvez revenir. Aujourd’hui nous avons un ministère qui se charge de nous accueillir, de nous assister, de nous orienter et de nous aider à nous rétablir de nouveau dans notre pays », a-t-il déclaré, avant de saluer et remercier le ministre Mossa Ag Attaher.
Témoin de l’édition précédente, L. Kondo a confié : « J’ai bénéficié d’un appui de 1 million 500 mille FCFA. Grâce à cet appui, après mon retour au Mali, j’ai ouvert un atelier de soudure qui fonctionne très bien aujourd’hui. J’arrive à reconstruire ma vie étant chez moi, au Mali ».
En conclusion, le ministre a souligné : « Le retour à la terre natale doit s’accompagner d’un accueil respectueux, exempt de toute stigmatisation, avec des conditions propices à la reconstruction des parcours individuels, au rétablissement des liens sociaux et à la pleine participation à la vie économique nationale. Au-delà de sa dimension financière, cette cérémonie exprime une ambition fondamentale : faire du retour au pays une nouvelle étape du parcours de nos compatriotes ».
KC
